Nouveau bulletin de l’ADAFAM de septembre 2019

La forêt d’Ambodiriana réserve encore bien des surprises et nous sommes loin d’avoir fait l’inventaire exhaustif de son incroyable biodiversité. Par ailleurs l’ADAFAM, arrive de mieux en mieux à concilier la protection durable de la forêt et la vie des communautés locales pour un développement harmonieux. A ce stade les nouvelles sont encore très bonnes et Univet Nature reste un fidèle partenaire avec :

  • une protection effective de 4,82 ha de forêt primaire en plus rattachée à la forêt d’Ambodiriana
  • une diminution des pressions sur la partie est de la forêt d’Ambodiriana,
  • une meilleure Intégration des villageois dans une démarche de protection de l’environnement
  • Une validation officielle du trajet de la déviation de la route qui sera favorable à la protection du site.
Ambodiriana © ADAFAM
Ambodiriana © ADAFAM
ADAFAM_Bulletin5_Septembre2019

Zoetis et Univet Nature partenaires pour la protection des tortues à Madagascar

Zoetis et Univet Nature ont signé une convention de partenariat dans le cadre d’un programme « Mon véto ce héros » afin de valoriser les actions des vétérinaires qui agissent en faveur de la faune sauvage.

Cette année un soutien sera affecté au projet de sauvegarde des Tortues étoilées à Madagascar dans le village des Tortues de Mangily. Endémique de Madagascar, elle est appelée Tortue étoilée du fait du dessin qui orne sa carapace. Sa principale cause de disparition est aujourd’hui le braconnage pour le commerce illégal.

Univet Nature en partenariat avec la SOPTOM – ASE ont permis la prise en charge et les premiers soins vétérinaires de plus de 10.000 tortues étoilées à Madagascar ces derniers mois.

La dernière mission de septembre 2019, menée sous la conduite du docteur Franck Bonin et du président de la SOPTOM Antoine Cadi, a permis de sélectionner, d’équiper et de faire un contrôle sanitaire de 500 tortues.

Encore bravo pour cette belle aventure.

Communiqué-de-Presse-Zoetis-Univet-Nature-V6

Le Parc National du Gunung Leuser (Sumatra – Indonésie)

Le parc national du Gunung Leuser est situé dans le nord de l’île indonésienne de Sumatra, à cheval sur les provinces d’Aceh et de Sumatra Nord. Il tient son nom du mont Gunung Leuser qui culmine à 3 381 mètres. Le parc national recouvre une superficie de 9 500 km2.

Avec les parcs nationaux de Bukit Barisan Selatan et Kerinci Seblat, le parc national du Gunung Leuser forme un « Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra » inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO et reconnu comme une réserve de biosphère.

Quand on pénètre dans la jungle de Ketambe, petit village au cœur de ce parc national, c’est un environnement sonore incroyable qui attire d’abord l’attention du randonneur ! L’ensemble de ces sons divers et variés est le résultat d’un véritable concert de cris, de chants et d’appels de toutes sortes.

Le parc national de Gunung Leuser accueille des centaines d’espèces d’oiseaux, de mammifères et de reptiles dont certaines sont en voie d’extinction. On pense bien sûr au tigre et au rhinocéros de Sumatra ou encore à la panthère nébuleuse ou à l’éléphant. Ils sont encore visibles à l’état sauvage mais ils sont très difficiles à observer.

SONY DSC

En revanche, dans la jungle de Ketambe, le véritable roi de la forêt est l’orang-outan. En croiser un après avoir marché de longues heures est un moment unique et émouvant. En trois jours d’immersion au cœur de cette biodiversité il est possible de rencontrer également différentes familles de primates comme les macaques, les gibbons ou encore les semnopithèques de Thomas.

Pour les fans d’ornithologie, il est possible d’observer le long des rivières une grande variété d’oiseaux tels que les calaos (de jackson ou rhinocéros), les aigles, les martins-pêcheurs et même les roussettes géantes ! Ces dernières accueillent le coucher du soleil dans un battement d’ailes époustouflant.

Enfin la jungle de Sumatra représente un écosystème très diversifié comprenant des zones de forêt tropicale, de mangrove, ou de rivières… La végétation est luxuriante et exceptionnelle. Le parc compte plus de 8000 espèces végétales dont 92 endémiques. Parmi celles-ci, on y trouve la rare rafflesia (Rafflesia arnoldi), la fleur la plus grande au monde, ou encore l’Amorphophallus titanium, la fleur la plus haute au monde.

SONY DSC

Le fonctionnement durable de cet écosystème est également d’importance vitale pour 4 millions d’habitants. C’est leur seule source d’eau propre, les arbres les protègent contre l’érosion et les inondations, la forêt tropicale absorbe des quantités gigantesques de CO2.

Mais comme dans beaucoup de hotspot de biodiversité, de nombreuses menaces croissantes pèsent sur cet écosystème : déforestation, dégradation, perte d’habitat, etc. C’est pourquoi l’UNESCO travaille depuis 2005 en étroite collaboration avec les autorités des parcs nationaux, les administrations locales, les institutions universitaires, les communautés locales et les organisations de la société civile pour inverser la tendance[1].


[1] Source : http://www.unesco.org/new/en/jakarta/natural-sciences/water-and-environmental-sciences/saving-the-heritage-of-gunung-leuser-national-park/

Où sont les sites de la dernière chance pour les espèces en danger d’extinction ?

  • Une récente étude apporte de nouvelles informations sur les derniers effectifs connus pour près de 1 500 espèces d’animaux et de plantes sur 853 sites dans le monde.
  • Le résultat de trois ans d’efforts a pour but de permettre aux scientifiques, gouvernements et protecteurs de la nature d’identifier les menaces qui pourraient entraîner l’extinction de ces espèces et de trouver des moyens d’y remédier.
  • Les gouvernements utilisent déjà ces informations pour identifier les zones à cibler pour la conservation des derniers habitats des espèces menacées.
  • Près de la moitié des sites identifiés ne sont pas officiellement protégés, même si nombre d’entre eux ont été signalés comme importants il y a plus de dix ans.

Une pétition pour la biodiversité de Madagascar

A Madagascar, 50 % des dernières forêts naturelles se trouvent aujourd’hui à moins de 100 mètres d’une lisière ! La déforestation, la chasse illégale et le prélèvement pour le commerce d’animaux de compagnie ont conduit plusieurs espèces au bord de l’extinction. Les pressions sur la biodiversité ont fortement augmenté au cours de la dernière décennie. Enfin, de nouvelles menaces émergent tandis que les menaces établies s’intensifient.

Lire la suite

Gestion de la forêt de Manompana (Madagascar) : des acquis encourageants en 2019 !

Grâce aux entretiens réalisés en octobre 2018 auprès des habitants de Manompana (Madagacar), l’ADAFAM a proposé la mise en œuvre de nouvelles actions, avec la participation active des villageois, pour soulager la pression sur le massif forestier d’Ambodiriana.

Lire la suite

Un micro-don pour la biodiversité !

Les 14 et15 juin, Univet Nature sera présent au congrès de FranceVet à Paris pour promouvoir le micro-don « biodiversité » dans les 6000 cliniques vétérinaires de France. Avec le logiciel Heoh, la profession vétérinaire dispose d’un outil efficace de protection de la nature, gratuit, non chronophage et qui met en valeur l’engagement quotidien des équipes soignantes au service des animaux. Lors de ce congrès, nous remettrons auprès des professionnels le dépliant « Mon Vétérinaire, ce héros ».

Pour en savoir + : https://univetnature.org/commercant-acteur-de-la-protection-de-la-nature-avec-le-micro-don/

Un congrès mondial pour engager les nations dans la protection de la nature

300 représentants des organisations, experts et partenaires, dont Univet nature, du Comité français de l’UICN sont attendus au Congrès français de la nature le 12 juin 2019 à Marseille pour préparer le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020. Cet événement clé de la préparation française va débattre de 26 recommandations qui feront des propositions concrètes sur plusieurs grands enjeux de la préservation de la nature à l’échelle mondiale. Elles seront une contribution majeure au Congrès mondial de l’UICN que la France accueille en juin 2020.

DES PROPOSITIONS POUR PROTÉGER LA BIODIVERSITÉ DANS LE MONDE

·       un renforcement de la protection de grands écosystèmes, comme l’océan, les littoraux, les forêts, les mangroves ou les cours d’eau de montagne, ainsi que celle d’espèces menacées comme les grands singes, les mammifères marins ou les poissons herbivores des récifs coralliens. 

·       stopper ou réduire des grandes pressions sur la biodiversité comme la pollution plastique des mers, l’artificialisation des sols, les activités minières, les prélèvements de sable, les pesticides, le trafic d’espèces sauvages et la déforestation. 

·       Renforcer la protection des espaces protégés sera aussi particulièrement souligné, tout comme l’importance des études d’impact environnemental et les financements dédiés à la biodiversité.

·       Promouvoir les droits de la nature, qui permettent de renforcer la protection juridique de l’environnement et de poser les bases d’une nouvelle éthique avec la nature, sera soutenue.

Congres-francais-de-la-nature-2019-26-projets-de-recommandations

Ces propositions, qui seront ensuite soumises au débat et vote de l’Assemblée générale mondiale de l’UICN en 2020, s’inscrivent comme des réponses directes au constat alarmant de l’érosion accélérée de la biodiversité, dressé par la communauté scientifique de l’IBPES en mai 2019.

 Pour en savoir +  : https://uicn.fr/congres-2019/

Seule la biodiversité des forêts naturelles pourrait freiner les effets du réchauffement climatique !

« Les monocultures stockent beaucoup moins de carbone que les forêts naturelles. Pour lutter contre le réchauffement climatique, la restauration des forêts naturelles est clairement L’approche la plus efficace.»
C’est la conclusion d’une étude menée par des chercheurs de l’ University College de Londres fondés sur les engagements de 43 pays.

En effet, seule la biodiversité de forêts naturelles est capable de capturer suffisamment de carbone atmosphérique pour maintenir le réchauffement de la planète sous la barre des 1,5 °C. Les forêts naturelles stockent 40 fois plus de carbone que les plantations et 6 fois plus que l’agroforesterie.

La restauration sur 350 millions d’hectares de forêts naturelles pourrait permettre d’éliminer de l’atmosphère quelques 42 milliards de tonnes de carbone d’ici 2100. Ce qui reste peu au regard des 730 milliards de tonnes qui seraient nécessaires à limiter le réchauffement climatique. Une stricte application des promesses des États – qui prévoient des plantations dans 45% des cas, une restauration de forêt naturelle dans 34% des cas et de l’agroforesterie dans 21% -, toutefois, réduirait encore ce chiffre à 16 milliards de tonnes. Si des monocultures commerciales étaient plantées sur les 350 millions d’hectares, il tomberait même à un milliard de tonnes.

En conclusion, les scientifiques recommandent :

  • d’augmenter la proportion de terres en cours de régénération en forêts naturelles;
  • d’accorder la priorité à la restauration en Amazonie, à Bornéo et dans le bassin du Congo, qui abritent des forêts à biomasse très élevée par rapport aux régions plus sèches;
  • de compter sur les stocks de carbone existants en ciblant préférentiellement les forêts dégradées;
  • et, une fois la forêt naturelle restaurée, de la protéger au mieux.

Pour en savoir +

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/foret-biodiversite-forets-naturelles-atout-rechauffement-climatique-67940/

Conférence sur les Orangs-outans le 18 avril à Hyères, avec Hutan

Par Marc Ancrenaz, Docteur vétérinaire directeur scientifique de l’ONG Hutan présentera les enjeux de conservation pour les orangs-outans à Bornéo.

La conférence aura lieu au lycée agricole Agricampus, 32 Chemin de Saint-Lazare, Hyères à 19h30

Télécharger l’affiche