Le festival des lémuriens

 

Une opportunité pour revaloriser un lémurien « mal-aimé » comme le Aye-Aye

À Madagascar, un festival des lémuriens se tient chaque année à l’initiative du Groupe d’Étude et de Recherche sur les Primates. Ce festival est également relayé dans le reste du monde. En 2019, des séances d’information sur les lémuriens se dérouleront dans des établissements scolaires auprès de milliers d’élèves. Ce festival vise à faire mieux connaître aux habitants l’importance de protéger les habitats de ces primates emblématiques de Madagascar.

 

87 % des primates de Madagascar sont en péril

Pour rappel, une étude scientifique parue en 2017 (A. Estrada, In advances.sciencemag.org, 2017) indiquait que les deux tiers des espèces de primates sont concentrés au cœur de quatre Etats seulement : le Brésil, Madagascar, l’Indonésie et la République démocratique du Congo. Si la grande majorité vit dans des forêts tropicales humides, les primates évoluent également dans les bois tempérés, les mangroves, les savanes, les prairies et même des déserts. Partout, leurs vies sont en danger : 87 % des espèces de Madagascar sont en péril, 73 % en Asie, 37 % en Afrique subsaharienne et 36 % en Amérique latine.

 

Le Aye Aye, un mal-aimé ?

L’une des espèces de lémurien les plus vulnérables est sans doute le Aye Aye (Daubentonia Madagascariensis) parce qu’il est nocturne, mystérieux et que son allure peut paraître effrayante au premier abord. La répartition de ce lémurien est située dans les forêts côtières de Madagascar. Il est actuellement en voie de disparition et classé « En danger d’extinction » par l’UICN.
Les Fonds pour la nature Feralis et UNIVET participent à la protection de cette espèce. En surveillant la forêt d’Ambodiriana, l’ADAFAM et les guides locaux agissent pour empêcher le braconnage et assurent des espaces de quiétude pour les espèces de lémuriens recensés dans la forêt. Cela permet ainsi de protéger l’habitat de ce lémurien singulier.

 

Photo du Aye-aye prise dans la réserve d’Ambodirana par Samuel Diebolt.

 

Pour en savoir + :
Festival des lémuriens
Liste rouge du Aye-Aye

Le fleuve Kinabatangan à Bornéo

Le Kinabatangan, ondule sur 560 km, de la chaîne des Crockers jusqu’à la mer de Sulu, au sud-est de Sandakan dans la région du Sabah. Le Kinabatangan est l’un des plus longs fleuves de Bornéo.

 

 

Il déploie ses méandres à travers la forêt primaire et les marécages.

 

Cet espace unique est un véritable écrin de biodiversité et une source de vie pour la faune et la flore. En 2005, 300 espèces différentes d’oiseaux ont été comptabilisées rien que dans cet espace. En fin d’après-midi lorsque vous embarquez sur les pirogues qui sillonnent le fleuve vous pouvez apercevoir à l’état sauvage : binturongs, orangs outans, nasiques, macaques, calaos, crocodiles, aigrettes.

Et avec un soupçon de chance, vous pouvez peut-être même admirer les éléphants pygmées qui se nourrissent et se désaltèrent au bord du fleuve. Un moment riche en émotions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toutefois, ce merveilleux spectacle révèle un envers de décor peu réjouissant. Ces différentes espèces, sont particulièrement visibles depuis le fleuve car elles se retrouvent « coincées » dans des parcelles morcelées, dévastées, surpeuplées le long du Kinabatangan.

Ce phénomène s’explique par l’expansion de l’agriculture et de la culture de palme.

 

Certains paysans peu scrupuleux ont même réussi à grignoter petit à petit certaines parcelles de forêt jusqu’au bord de la rive. Il serait vital et urgent de protéger ces derniers sanctuaires de vie.

Premières actions d’éducation à la nature dans les écoles de Manompana (Madagascar) soutenues par feralis

Les animations nature réalisées par les guides de la réserve d’Ambodiriana offrent de multiples ouvertures sur la notion d’écologie. La vie des amphibiens a été le premier thème valorisé auprès des jeunes générations du village de Manompana. Il s’agit de réaliser avec les enfants des activités de découverte dans leur espace rural ou dans la nature en les faisant participer à des activités ludiques. Les animateurs y présentent les modes de vie des amphibiens en répondant à leurs besoins d’observer, de comparer, d’enregistrer, de construire et de comprendre.

 

C’est là l’opportunité de prendre conscience de la grande diversité des êtres vivants à Madagascar.

 

Pour en savoir +

 

Les tortues saisies en route vers leur territoire d’origine

En partenariat avec le DREEF et TSA, la majeure partie des 10 000 tortues saisies en avril dernier sur la commune de Tuléar ont désormais pu quitter la station biologique du village des tortues de Mangily pour rejoindre une nouvelle structure, implantée par les autorités malgaches et le Turtles Survival Alliance au plus près de leur territoire d’origine (à proximité d’Itampolo). La mission de la SOPTOM et ASE ne s’arrête pas pour autant puisque l’objectif reste de leur redonner une pleine et entière liberté, et que malheureusement d’autres lots sont encore régulièrement saisis et rejoignent les milliers de tortues encore présentes à Mangily.
Lire la suite

L’ADAFAM consolide la protection foncière de la forêt d’Ambodiriana

Grâce au soutien de Feralis, l’ADAFAM a pu commencer à Manompana (Madagascar) un programme de sécurisation foncière pour préserver l’intégrité de la forêt. Cette solution qui propose des compensations financières mettra fin aux dangers de la culture sur brûlis à l’intérieur du massif forestier.

Lire la suite

Palmiers à huile et mise en danger de la biodiversité tropicale

L’UICN nous propose dans ce rapport « Palmiers à huile et biodiversité » une analyse de situation quant aux incidences de l’expansion de la culture du palmier à huile sur la conservation de la biodiversité et d’examiner et essaye d’esquisser les meilleures pratiques de l’industrie.

UICN 2018 – Quelle est la situation sur la production de l’huile de Palme _

A Bornéo et les vétérinaires d’Univet participent à l’acquisition et la protection de parcelles de forêt tropicale en faveur de l’association Kalaweit

Un espoir de protection pour les gibbons

L’association Kalaweit France a été initiée pour protéger les gibbons et les forêts d’Indonésie. A Bornéo et à Sumatra, elle mène des actions visant la protection durable des forêts en harmonie avec l’intérêt des communautés locales. Elle sensibilise le public à la protection de la faune sauvage en Indonésie.

Lire la suite

En soutenant CETAMADA, Univet Nature et les vétérinaires d’UNIVET se mobilisent pour la protection des baleines à Madagascar

L’association CETAMADA agit pour la préservation des populations de mammifères marins et de leur habitat à Madagascar. Basée sur l’île Sainte Marie, au Nord-Est de Madagascar, l’association agit sur l’ensemble du territoire malgache, notamment Fort Dauphin, Mahambo, Majunga, Maroantsetra, Nosy Be et Tuléar.

Lire la suite

Les vétérinaires d’UNIVET s’engagent pour la faune sauvage !

L’Association Univet est composée de vétérinaires qui s’engagent pour la biodiversité. Même si la profession vétérinaire est légitime et attendue sur le sujet, le réseau Univet a lui développé un axe stratégique d’actions concrètes qu’il veut partager avec le plus grand nombre d’équipes vétérinaires en faveur de la faune sauvage. Les membres d’Univet veulent se joindre aux acteurs de la protection de la nature en s’appuyant sur l’attention que les vétérinaires apportent naturellement aux animaux et qui s’exprime dans leurs relations avec les animaux de compagnie.

Lire la suite