Le Parc National de Mantadia

Une réserve spéciale du plus grand lémurien : l’indri

Le parc national d’Andasibe-Mantadia est situé dans la province de Tamatave. Sa superficie est de 16 310 ha (Réserve Spéciale Analamazaotra 810 ha, Parc National Mantandia 15 500 ha). Le parc est constitué de 80 % de forêts primaires et de 13 % de forêts secondaires, soumises à l’impact de l’activité humaine.

 

Il accueille 84 espèces d’amphibiens avec un taux d’endémicité de 98%, 117 espèces d’oiseaux avec un taux d’endémicité de 63%. Les Chiroptères et Insectivores constituent la moitié de la liste de ces espèces, leur taux d’endémicité est de 78%.

 

Ce parc est un lieu privilégié pour l’observation des lémuriens. On y trouve 72 espèces de mammifères dont 14 espèces de Lémuriens. La Réserve Spéciale est vouée à la protection du plus grand lémurien malgache : l’indri (Indri indri). Avec une taille de 64-72 cm et une masse corporelle de 5,8-7,1 kg l’indri est le plus grand lémurien vivant.

À la recherche des Orchidées de Madagascar

Feralis soutient la valorisation des connaissances sur les orchidées

Creuset de biodiversité pour la flore, ce livre présente plus de 370 espèces d’orchidées
inventoriées à Madagascar lors des expéditions organisées sous l’égide de la Société Française
d’Orchidophilie depuis plus de 20 ans.

Pour chaque espèce, la monographie se compose d’une description détaillée, d’une carte de
répartition assortie d’une liste d’observations, de photographies toutes prises dans la nature. Près
de 100 espèces sont illustrées ici pour la première fois. Sous la direction de Jean-Michel
Hervouet, cet ouvrage valide scientifiquement des années de recherche sur le terrain et constitue un
guide d’identification irremplaçable. Feralis est l’un des partenaires qui ont permis l’édition de cet
ouvrage qui sera un outil de valorisation et de gestion pour préserver le patrimoine naturel de
Madagascar.

 

Pour en savoir + :

Pour commander le livre :

 

Le Parc National de l’Ankarana

 

A la découverte des Aires Naturelles protégées de Madagascar

Ce Parc est l’un des plus originaux du monde avec un paysage composé d’une étendue de Tsingy spectaculaire dans une forêt sèche caducifoliée. Les tsingy sont des phénomènes géologiques rares et d’une beauté exceptionnelle. Ceux de l’Ankarana présentent des éléments géologiques impressionnants comprenant un paysage karstique fortement déchiqueté sur des centaines d’hectares. Par endroit ces éléments sont « coiffés » de roche volcanique.

La faune de l’Ankarana est tout à fait singulière :
– Plus de cinquante espèces de mollusques et un grand nombre d’escargots endémiques des tsingy.
– La moitié des espèces de chauves-souris de Madagascar notamment dans les grottes (14 espèces).
– Soixante espèces de reptiles et amphibiens
– Onze espèces de lémuriens
– Quatre-vingt-seize espèces d’oiseaux

La flore :
Au moins 330 espèces dans 77 familles avec une part important d’arbres à feuilles caduques.

Pour en savoir + :

 

Orangs-outans : vers une disparition inéluctable à Bornéo ?

Sur l’île de Bornéo, en 16 ans, près de 150.000 orangs-outans ont disparu, victimes de la déforestation et de l’exploitation des ressources naturelles.

Ce constat, accablant, est également une conséquence de la chasse… les orangs-outans de Bornéo figurent sur la liste rouge de l’UICN en tant qu’espèce en danger critique d’extinction. En effet, les résultats d’une recherche extensive réalisée entre 1999 et 2015, viennent de tomber. Ils révèlent que 148.500 orangs-outans de Bornéo ont disparu en 16 ans, dont la moitié aurait été affectée par l’exploitation des ressources naturelles. Les populations de ces grands singes ne compteraient plus actuellement que 70.000 à 100.000 individus, selon l’étude publiée dans le journal Current Biology.

Seule la gestion durable des ressources et la sensibilisation des habitant locaux pourraient garantir la survie de cette espèce. Les industries ont aussi un rôle primordial à jouer pour sauver les orangs-outans de Bornéo de l’extinction.

Pour en savoir plus :

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/zoologie-orangs-outans-borneo-disparaissent-indifference-42708/
http://www.cell.com/current-biology/fulltext/S0960-9822(18)30086-1
http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0049142

Les caméléons Brookésies désespérés et tristes

Les brookésies sont des espèces de Caméléons minuscules toutes endémiques de Madagascar et elles dépassent rarement 10 cm, queue comprise !

Outre leur taille, le camouflage rend leur observation particulièrement délicate. Pourtant, une équipe de chercheurs germano-américaine a débusqué quatre nouvelles espèces en 2012 : Brookesia Micra, Brookesia Confidens, Brookesia Tristis et Brookesia Desperata. Ces quatre espèces de caméléons, appartenant au genre des brookésies (Brookesia), ont été découvertes à l’extrême nord de l’île de Madagascar. Chacune d’entre elles ne mesure que quelques dizaines de millimètres, se classant parmi les plus petits reptiles jamais découverts.
Ces quatre nouvelles espèces occupent des territoires particulièrement étroits, parfois restreints à de minuscules portions de forêts ou de localités. On parle de micro-endémisme. Il n’y a pas grand-chose à craindre si ces habitats font partie de zones protégées, comme c’est le cas pour Brookesia Confidens et c’est d’ailleurs pour cela que les chercheurs lui ont attribué ce nom (il signifie « confiance » en latin).

Pour les deux dernières espèces découvertes, qui occupent des zones non protégées proches des villes, les chercheurs sont nettement moins rassurés. Les noms qu’ils ont choisis – Brookesia Tristis et Brookesia Desperata – témoignent de cette inquiétude.
A Madagascar, plus qu’ailleurs dans le monde, les aires protégées sont les dernières zones de replis pour la biodiversité la plus originale.

Pour en savoir plus :
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/zoologie- brookesia- micra-minuscule- cameleon-decouvert- madagascar-36777/

UICN France : création d’un groupe de Travail « Pays en Développement et Biodiversité »

Un nouveau groupe de travail a été mis en place par l’UICN France qui vise à créer de nouveaux leviers d’actions pour la conservation de la biodiversité dans les Pays en développement. Une page internet est dédiée à ce groupe de travail sur le site de l’UICN :

 

Cette page regroupe les informations principales liées au groupe (liste des membres, présentation des axes de travail, chantiers en cours…).

Les Lémuriens encore au menu dans les assiettes de Madagascar !

Les primates semblent condamnés à disparaître de la planète et nous serions à l’évidence dans l’incapacité de freiner cette catastrophe écologique.

La principale raison de cette disparition est la destruction des habitats par l’exploitation des ressources naturelles mais la consommation des primates, la viande de brousse est tout aussi impactante. Ce problème est très connu et bien étudié en Afrique où les grands singes sont consommés par les populations locales et les diasporas en Europe.

A Madagascar c’est également un véritable carnage avec une recrudescence du braconnage dans les aires naturelles protégées en 2017. Les associations locales alertent les pouvoirs publics, en vain, pour protéger des espèces de lémuriens dans une situation critique proche de l’extinction. Les aires naturelles protégées sans garderie ne sont pas opérantes pour assurer la protection de la flore et de la faune.

 

Vers une disparition inéluctable de plus de 80% des lémuriens à Madagascar ?

Très actif à Madagascar, le groupe d’études et de recherche sur les primates (GERP) alerte et mobilise les acteurs locaux sur la disparition des lémuriens, animal emblématique de la grande île, qu’on ne trouve nulle part ailleurs sur la planète.

Sur 114 espèces de lémuriens connues, plus de 80% sont en voie de disparition. Le constat fait froid dans le dos. Pour Guy Radjatain, membre du groupe d’études et de recherche sur les primates (GERP), la priorité est à une action concertée : « Les chercheurs, les étudiants, les organisations, mais aussi les décideurs, doivent se donner la main, travailler ensemble, pour
la conservation de cet animal ». Pour le professeur Eustache, il y a aussi un gros travail de sensibilisation à faire auprès de la population. « Les feux de brousse, comme tout le monde le
sait, continuent à Madagascar. Ils font disparaitre les habitats de ces animaux, et ces derniers disparaissent avec naturellement », regrette-t- il. Le feu de brousse est en effet une tradition ancestrale à Madagascar qui permet de renouveler les pâturages.

 

 

Groupe d’Etude et de Recherche sur les Primates de Madagascar

 

Les sites Ramsar de Madagascar protègent 1,5 million d’hectares de zones humides !

Depuis 2017, Madagascar compte désormais 15 Sites Ramsar qui protègent plus de 1,5 million d’hectares d’habitats d’importance critique pour la biodiversité unique de l’île. Une reconnaissance de plus pour la qualité écologique de ces zones humides qui ont une importance internationale.

La célébration nationale se fera a Antananarivo, ville capitale de Madagascar les 01 et 02 Février 2018. Plusieurs manifestations sont prévues comme des expositions des institutions gestionnaires des zones humides et sites Ramsar dans le jardin d’Antaninarenina (au milieu de la ville d’Antananarivo), formation des gestionnaires des zones humides, conférence débat sur le thème de célébration 2018, promotion du document « Directives Nationales pour la gestion des zones humides a Madagascar » elabore par le Wildfowl and Wetland Trust (WWT). Comme d’habitude, différents concours avec les jeunes et les étudiants comme concours photos, concours sur la connaissance des zones humides.

Bornéo, un nouveau projet de loi menace la survie de ce qui reste de la forêt tropicale

JAKARTA – Les législateurs indonésiens sont résolus à adopter une nouvelle législation en 2018 favorisant l’industrie de l’huile de palme. Les militants écologiques et une partie de l’exécutif du gouvernement s’y opposent encore. La déforestation à Bornéo sert principalement à faire de la place aux plantations industrielles d’huile de palme (l’Indonésie est le premier producteur mondial) entre autres, et à la fabrication de papier et de bois de construction.

L’île de Bornéo est un paradis de biodiversité mis en péril par la déforestation à grande échelle.  Selon une étude, l’île partagée entre trois pays, aurait déjà perdu 30 % de ses forêts depuis 1973. En effet, Kalimantan (le nom de la partie indonésienne de Bornéo) a perdu 123 941 km² de forêt entre 1973 et 2010. Les chercheurs ont utilisé des données satellites et des photos aériennes, ce qui a permis de cartographier le réseau routier au cœur des exploitations forestières en prenant en compte les différences d’altitude (hautes terres/basses terres).

Bornéo, un projet pro huile de palme menace la forêt – Janvier 2018

30 % des forêts primaires de Bornéo ont disparu en près de 40 ans

Indonesian parliament pushes for passage of palm oil legislation this year