Le périophtalme dans la mangrove

Le périophtalme, un poisson pouvant respirer hors de l’eau dans la mangrove

Les mangroves accueillent une faune adaptée tout à la fois aux milieux salés et aux variations des marées. Une multitude de bactéries indispensables au recyclage de la matière organique y est inféodée. Les mangroves sont d’importantes zones de frai et d’alevinage pour des poissons, des crabes ingénieurs et des crevettes. Ces alevins peupleront plus tard les récifs coralliens ou d’autres écosystèmes côtiers.

 

Le plus singulier des vertébrés y est sans contexte le périophtalme (Periophthalmus barbarus) qui vit dans la vase, les racines et les branches de la mangrove de Madagascar. Ce « poisson-grenouille » peut sortir de l’eau et respirer par sa peau tant qu’elle reste humide. Ce poisson amphibie mesure 15 centimètres. Ses nageoires sont munies de ventouses qui lui servent de pattes pour sortir de l’eau et se déplacer sur la terre.

 

 

Les mangroves, entre mer et littoral tropical

Entre mer et littoral tropical

Les marais à mangroves sont situés à l’embouchure des fleuves tropicaux. Considéré comme l’un des 14 grands biomes terrestres, c’est un espace biologique unique dans le monde.
Cet écosystème complexe abrite les palétuviers capables de vivre les pieds dans l’eau salée ; ils ont développé des racines en forme d’échasses qui s’enfoncent dans des vases ou des limons des estuaires et des lagunes saumâtres. Des arbres y développent des racines aériennes en forme de doigt (des pneumatophores).

Des espaces menacés

Les mangroves offrent une protection naturelle contre les ouragans, contribuent à stocker efficacement le CO2 et garantissent la qualité écologique des récifs coralliens. Très dégradés en Amérique du sud et en Asie du Sud-Est, il reste encore de beaux linéaires côtiers à Madagascar. L’ouvrage de Fromard et al. (2018), rédigé par des chercheurs spécialistes du milieu, nous montre combien sa préservation devient un enjeu écologique mondial tant cet écosystème contribue à l’équilibre des littoraux tropicaux et à ceux de la planète toute entière.

 

Pour en savoir +
François Fromard, Emma Michaud, Martine Hossaert-McKey(2018). Mangrove. Une
forêt dans la mer. le cherche midi & le CNRS : 168 pages.

2 février 2018 : Journée mondiale des zones humides. C’est aussi le jour de la sortie en librairie du nouvel ouvrage

 

Au cœur de Bornéo, l’Oiseau magazine présente un carnet de voyage naturaliste

L’oiseau magazine une revue dédiée à la valorisation de la nature et à sa protection.

Destiné aux ornithologues comme aux amoureux de la nature, L’Oiseau magazine vous offre chaque trimestre, en une centaine de pages toutes en couleurs (au format 21 x 28 cm), une diversité de rubriques pour mieux connaître les oiseaux et la nature qui nous entourent et donc mieux les protéger : Actualités, Reportages, Dossier, Actions LPO, Refuges LPO, Portrait, Identification, Balade en France, Voyage, Pratique… L’Oiseau magazine vous emmène à la découverte des oiseaux d’ici et d’ailleurs et vous guide dans la meilleure façon de les observer et de les sauvegarder, grâce à la collaboration de grands illustrateurs animaliers, de talentueux photographes naturalistes et de nombreux spécialistes et protecteurs de la nature.

Bornéo sur les épaules de Wallace

Dans ce numéro, partez à la découverte de Bornéo, l’un des foyers les plus riches en biodiversités végétale et animale avec sa forêt primaire mais aussi, tristement, la zone tropicale la plus menacée au monde. C’est pourtant à Bornéo que le naturaliste Alfred Russel Wallace, le « père » de la biogéographie, s’inquiéta le premier des conséquences de la déforestation dès 1878.

 

Oiseau Mag n°130 : Bornéo

 

 

Comment préserver les amphibiens de Madagascar ?

La particularité des amphibiens de Madagascar réside dans leur très grande diversité. La variété des amphibiens de Madagascar est surprenante en raison de la vivacité de leurs couleurs d’avertissement, de leurs colorations mimétiques, de leurs structures épidermiques, ainsi que pour leurs formes et dimensions. Les chercheurs ont jusqu’ici identifié sur la Grande Ile 290 espèces d’amphibiens, à 99,8 % endémiques. Dix-sept espèces de grenouilles malgaches sont extrêmement menacées selon la Liste Rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

 

L’ACSAM (A Conservation Strategy for the Amphibians of Madagascar) a identifié des mesures essentielles pour promouvoir et faciliter la conservation des amphibiens.

 

Liens : https://www.amphibians.org/acsam2/

La forêt d’Ambodiriana à Manompana (commune de Madagascar )

Dans le secteur de l’île Sainte-Marie à Madagascar, la forêt d’Ambodiriana est située sur la commune de Manonpana ; la superficie est de 240 hectares. Cette forêt est d’intérêt international et de nombreux chercheurs sont déjà venus étudier la biodiversité dans des domaines variés : étude des lémuriens, des caméléons, des oiseaux, des batraciens, des orchidées, des palmiers et des fougères.

 

Les espèces de lémuriens remarquables du site :

– Avahi laineux oriental (Avahi laniger) (en danger d’extinction)

– Aye-aye (Daubentonia madagascariensis) (en danger d’extinction)

– Lémur à ventre rouge (Eulemur rubriventer) (vulnérable)

– Indri (Indri indri) (vulnérable)

 

La situation locale est actuellement la suivante : l’association ADAFAM voudrait agrandir la surface protégée (mangrove, bords de rivière, massif de l’intérieur) et obtenir un statut d’Aire Protégée. Par ailleurs, l’ADAFAM a parrainer une Association des Guides Protecteurs de la Nature afin qu’ils organisent une activité d’écotourisme. ADAFAM finance également des tours de garde dans la forêt.

Bulletin n°2 ADAFAM

Situation critique pour la biodiversité des zones humides de Madagascar

Le nouveau rapport de l’UICN démontre que 43% des espèces d’eau douce de Madagascar sont menacées d’extinction. Beaucoup d’espèces endémiques sont impactées. Ce rapport sur « le Statut et la Distribution de la Biodiversité des eaux douces de Madagascar » atteste une fois de plus que Madagascar est véritablement le hot spot de biodiversité de l’océan Indien. Le risque d’extinction porte sur 653 espèces de poissons d’eau douce, de mollusques, de libellules, de crabes, d’écrevisse, de crevettes et des plantes aquatiques de Madagascar et des îles indiennes environnantes.

Liens : https://www.iucn.org/fr/node/29836

Le Parc National de Mantadia

Une réserve spéciale du plus grand lémurien : l’indri

Le parc national d’Andasibe-Mantadia est situé dans la province de Tamatave. Sa superficie est de 16 310 ha (Réserve Spéciale Analamazaotra 810 ha, Parc National Mantandia 15 500 ha). Le parc est constitué de 80 % de forêts primaires et de 13 % de forêts secondaires, soumises à l’impact de l’activité humaine.

 

Il accueille 84 espèces d’amphibiens avec un taux d’endémicité de 98%, 117 espèces d’oiseaux avec un taux d’endémicité de 63%. Les Chiroptères et Insectivores constituent la moitié de la liste de ces espèces, leur taux d’endémicité est de 78%.

 

Ce parc est un lieu privilégié pour l’observation des lémuriens. On y trouve 72 espèces de mammifères dont 14 espèces de Lémuriens. La Réserve Spéciale est vouée à la protection du plus grand lémurien malgache : l’indri (Indri indri). Avec une taille de 64-72 cm et une masse corporelle de 5,8-7,1 kg l’indri est le plus grand lémurien vivant.

À la recherche des Orchidées de Madagascar

Feralis soutient la valorisation des connaissances sur les orchidées

Creuset de biodiversité pour la flore, ce livre présente plus de 370 espèces d’orchidées
inventoriées à Madagascar lors des expéditions organisées sous l’égide de la Société Française
d’Orchidophilie depuis plus de 20 ans.

Pour chaque espèce, la monographie se compose d’une description détaillée, d’une carte de
répartition assortie d’une liste d’observations, de photographies toutes prises dans la nature. Près
de 100 espèces sont illustrées ici pour la première fois. Sous la direction de Jean-Michel
Hervouet, cet ouvrage valide scientifiquement des années de recherche sur le terrain et constitue un
guide d’identification irremplaçable. Feralis est l’un des partenaires qui ont permis l’édition de cet
ouvrage qui sera un outil de valorisation et de gestion pour préserver le patrimoine naturel de
Madagascar.

 

Pour en savoir + :

Pour commander le livre :

 

Le Parc National de l’Ankarana

 

A la découverte des Aires Naturelles protégées de Madagascar

Ce Parc est l’un des plus originaux du monde avec un paysage composé d’une étendue de Tsingy spectaculaire dans une forêt sèche caducifoliée. Les tsingy sont des phénomènes géologiques rares et d’une beauté exceptionnelle. Ceux de l’Ankarana présentent des éléments géologiques impressionnants comprenant un paysage karstique fortement déchiqueté sur des centaines d’hectares. Par endroit ces éléments sont « coiffés » de roche volcanique.

La faune de l’Ankarana est tout à fait singulière :
– Plus de cinquante espèces de mollusques et un grand nombre d’escargots endémiques des tsingy.
– La moitié des espèces de chauves-souris de Madagascar notamment dans les grottes (14 espèces).
– Soixante espèces de reptiles et amphibiens
– Onze espèces de lémuriens
– Quatre-vingt-seize espèces d’oiseaux

La flore :
Au moins 330 espèces dans 77 familles avec une part important d’arbres à feuilles caduques.

Pour en savoir + :

 

Orangs-outans : vers une disparition inéluctable à Bornéo ?

Sur l’île de Bornéo, en 16 ans, près de 150.000 orangs-outans ont disparu, victimes de la déforestation et de l’exploitation des ressources naturelles.

Ce constat, accablant, est également une conséquence de la chasse… les orangs-outans de Bornéo figurent sur la liste rouge de l’UICN en tant qu’espèce en danger critique d’extinction. En effet, les résultats d’une recherche extensive réalisée entre 1999 et 2015, viennent de tomber. Ils révèlent que 148.500 orangs-outans de Bornéo ont disparu en 16 ans, dont la moitié aurait été affectée par l’exploitation des ressources naturelles. Les populations de ces grands singes ne compteraient plus actuellement que 70.000 à 100.000 individus, selon l’étude publiée dans le journal Current Biology.

Seule la gestion durable des ressources et la sensibilisation des habitant locaux pourraient garantir la survie de cette espèce. Les industries ont aussi un rôle primordial à jouer pour sauver les orangs-outans de Bornéo de l’extinction.

Pour en savoir plus :

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/zoologie-orangs-outans-borneo-disparaissent-indifference-42708/
http://www.cell.com/current-biology/fulltext/S0960-9822(18)30086-1
http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0049142