Luc Jacquier aux couleurs d’Univet Nature pour le championnat du monde de Triathlon d’Amsterdam

Les Championnats du monde de triathlon longue distance se tiendront Le 12 septembre 2021, à Almere-Amsterdam qui sont organisés par l’équipe du CHALLENGE ALMERE AMSTERDAM. Lors de cet évènement, le français Luc Jacquier sera le parrain d’Univet Nature ! De nombreux acteurs du sport s’engagent de plus en plus en faveur des causes écologiques. Rencontre avec Luc Jacquier.

Luc, pouvez-vous décrire cette épreuve, son déroulé, sa durée, son histoire ?

Cette épreuve est assez ancienne, elle faisait partie du circuit Ironman mais elle appartient maintenant au circuit Challenge ; ce sont tous deux des circuits privés qui fonctionnent en parallèle avec la fédération de triathlon. Ironman est une marque déposée, le championnat du monde Ironman a lieu chaque année au mois d’octobre à Hawaii. C’est une course à laquelle beaucoup de triathlètes rêvent de participer, la course mythique qui a créé le triathlon en 1978, mais dans le jargon triathlétique ce terme désigne aussi la distance de l’épreuve ; un Ironman consiste à enchainer 3,8 km de natation 180 km de vélo et 42 km de course à pied, c’est ce qu’on appelle un triathlon XXL.

Les meilleurs professionnels vont mettre moins de 8 heures sur ce parcours, personnellement j’envisage 10 heures à 10 heures 30 et j’espère une place d’honneur dans la catégorie V5 (+ de 60 ans).

Luc pourquoi associer vos performances aux actions d’Univet Nature ?

Ce qui me plait dans toutes les activités que je pratique ou que j’ai pratiquées, c’est que ce sont des activités de plein air, le contact avec la nature fait partie du plaisir. La dégradation de celle-ci est de plus en plus visible. Les pics de pollution rendent l’entrainement compliqué voire dangereux. La pollution des eaux et le tarissement des sources nécessitent des adaptations : il y a 30 ans je n’avais qu’un petit bidon sur mon vélo et je me ravitaillais régulièrement en eau fraiche, maintenant j’ai deux gros bidons et quand ils ne suffisent pas je dois planifier le ravitaillement sur les quelques points d’eau qui existent encore.

Je me sens impuissant face à ces phénomènes, alors soutenir Univet Nature qui a les moyens d’agir pour la sauvegarde de la planète me semble être une évidence. Le soutien que je peux apporter par mes performances est une motivation supplémentaire et cela donne encore plus de sens à ce que j’accomplis.

L’objectif de cette course qui se tiendra le 12 septembre à Almere est de mobiliser le maximum de personnes à suivre en direct le gala de charité qui se tiendra à Villefranche-sur-mer, le 30 septembre 2021. Cette soirée de générosité, organisée afin de lever des fonds, sera retransmise sur youtube, alors inscrivez-vous : https://www.weezevent.com/gala-univet.

Luc quel est l’enjeu écologique, l’espèce, le site, qui vous touche le plus ?

Je pense que le pire est peut-être ce que l’on ne voit pas vraiment, ce qui se passe dans les océans est dramatique : le plastique, la pêche industrielle, la destruction des écosystèmes. Quand on en prendra vraiment conscience il sera peut-être trop tard.

Luc quel est votre parcours sportif ? Vos performances ? Le nombre de compétition ? votre club ?

Mon sport de base est le ski alpin, je l’ai pratiqué en compétition jusqu’ à 50 ans, j’ai remporté plusieurs titres de Champion de France Master. Mais depuis toujours je pratique le vélo, la natation et la course à pied, et quand j’ai découvert le triathlon j’ai su que c’était pour moi. J’ai participé à ma première course en 1985 et le virus ne m’a jamais quitté.

Au début je pratiquais des épreuves très courtes qui ne demandaient pas trop d’entrainement et où ma puissance de skieur pouvait s’exprimer à vélo. J‘ai ainsi remporté quelques épreuves régionales et au passage un titre de champion de France universitaire par équipe. Et puis la vie, le travail, la famille ont pris le dessus et l’âge avançant je sentais que je n’avais plus l’énergie pour cela. Comme je ne voulais pas m’avouer vaincu et que je pratiquais de moins en moins le ski, j’ai décidé de me consacrer totalement au triathlon et surtout de passer sur le triathlon longue distance, ce qui me semblait complètement inaccessible avant.

Le 15 août 2010 j’étais au départ du terrible Embrunman dans les Hautes Alpes, triathlon XXL réputé pour être l’un des plus difficiles. Ce fût une révélation !

Les années suivantes je me suis aguerri sur des épreuves moins longues car préparer un Ironman demande énormément de temps et d’investissement. Mais en juin 2015 pour fêter mes 30 ans de triathlon et après une préparation très appliquée, j’étais au départ de l’Ironman France à Nice. J’ai gagné dans mon groupe d’âge et remporté de ce fait un « slot » qualificatif pour le championnat du Monde Ironman à Kona Kaillua Hawaii ! Après une course chaotique je prends une anecdotique 26ième place dans ma catégorie mais l’essentiel étais ailleurs: ce que l’on vit là-bas est indescriptible…

Un accident à vélo en 2019 et la pandémie ont compromis une nouvelle qualification. Je me suis rabattu sur le championnat de France de triathlon longue distance qui, après plusieurs reports, s’est tenu à Cagnes-sur-mer fin septembre 2020. J’ai à cette occasion remporté le titre de Champion de France de triathlon LD catégorie V5 qui me permet de participer au championnat du monde à Almere.

Mon club est le club des 1000 pattes triathlon Grenoble créé en 1984, c’est le plus vieux club de triathlon en France. J’y ai pris ma première licence en 1986. Nous sommes encore quelques-uns de cette époque et nous nous formons le groupe des Tontons Flingueurs au sein du club.

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Pour en savoir + : https://almere.triathlon.org/